11 éco-gestes pour protéger la forêt

Parce que la forêt est indispensable à la vie sur Terre, abritant des écosystèmes irremplaçables et jouant un rôle primordial dans la stabilisation du climat, chacun d’entre nous peut participer à sa sauvegarde. De multiples façons, souvent très simples, de la déco de notre appartement à notre assiette. Avec Noéconservation. Extrait du numéro 18 de NEOPLANETE dédié à l’année internationale de la forêt.

1- J’achète du bois français

La France est un pays aux multiples climats et terroirs ! Pour chaque zone géographique, il existe un type de forêt adapté et spécifique. Sur notre territoire, l’ONF (Office national des Forêts) ne compte pas moins de 309 régions forestières différentes ! De nombreuses essences y poussent et offrent un large choix de bois aux utilisations aussi variées que complémentaires : fenêtres en chêne, mobilier de jardin en frêne, parquet en châtaignier, bardage en mélèze, plan de cuisine en hêtre, lambris en pin maritime… Il devient possible d’aménager son intérieur chaleureusement en jouant sur les qualités et propriétés des bois poussant dans l’Hexagone. Cocorico !

2- Je refuse le bois illégal

On estime que 40 % du bois tropical importé en France est issu de coupes illégales. Ce pillage met en danger la survie de nombreuses espèces végétales et animales, tout en compromettant celle des populations locales qui vivent traditionnellement des produits de la forêt. C’est tout un écosystème qui risque de disparaître ! Décidemment, le prix à payer pour quelques meubles exotiques est bien lourd. À moins que… (voir éco-geste n° 3)

3- Je choisis du bois certifié

Envie d’une petite touche d’exotisme dans votre intérieur sans pour autant avoir la déforestation du bassin du Congo sur la conscience ? La solution : le bois certifié par des labels qui garantissent une gestion forestière durable et respectueuse de l’environnement.  Mais, attention, tous n’ont pas le même sérieux. Le plus reconnu et le plus complet est le FSC (Forest Stewardship Council) : il garantit une exploitation dans respect de la biodiversité, du droit des peuples autochtones. De plus, il est audité par des ONG indépendantes. Les grandes enseignes de bricolage commercialisent du bois labellisé, à vous de garder un œil sur les étiquettes !

Plus d’infos : http://www.fsc.org/

4- Je favorise le bois comme éco-matériau

Matériau écologique par excellence, le bois est une ressource renouvelable. Selon les essences, les arbres ont une durée de croissance allant de 15 à 100 ans…  Nous sommes bien loin des millions d’années nécessaires à la création du pétrole dont sont issues les matières plastiques ! Le bois se recycle et se transforme facilement. Cependant, pour améliorer sa résistance à certains insectes et aux champignons, il doit parfois subir des traitements spécifiques, souvent polluants. Depuis quelques années, on peut utiliser des produits alternatifs et plus écologiques (rétification, thermo-huilage…). Côté peintures et lasures, préférez des produits sans solvants, portant l’écolabel européen. Ils sont en effet moins nocifs pour la santé et l’environnement.

5- J’économise le papier

Les Français sont papivores : nous consommons en moyenne 180 kg de papier et de carton par personne et par an ! Or, la fabrication de papier a un impact important sur l’environnement : elle nécessite quantité de bois et sa fabrication est consommatrice en eau, en énergie et fait intervenir de nombreux produits chimiques. Là encore, la théorie des « 3 R » s’impose ! Réduire votre consommation (notamment les impressions inutiles), Réutiliser les versos vierges de certaines pages en brouillons, et Recycler votre papier dans les conteneurs appropriés. Lors de vos achats, pensez au papier recyclé, toujours avec un écolabel.

6- Je me chauffe au bois

Depuis des milliers d’années, le bois permet de nous chauffer, de nous abriter, d’assurer notre confort. Cette source d’énergie revient sur le devant de la scène comme chauffage central ou d’appoint. Traditionnellement sous forme de bûches, le bois de chauffage peut aussi se trouver en granulés ou en plaquettes. Tant que le volume de bois prélevé ne dépasse pas le taux de renouvellement forestier, c’est une énergie renouvelable, contrairement au fioul ou au charbon. Par ailleurs, n’oublions pas que sa combustion est une source de carbone neutre, car elle ne rejette que le CO2 que l’arbre a absorbé durant sa croissance.

7- Je dis « non » à l’huile de palme

Catastrophe écologique mais aussi sociale et sanitaire, elle est pourtant utilisée dans 10 % des produits que l’on trouve en supermarché : biscuits secs, chocolat, soupe, céréales… Nombreux sont les achats du quotidien qui en contiennent. Cette huile est issue majoritairement de palmeraies d’Asie du Sud-Est, sa plantation a nécessité la destruction de la forêt et elle engendre de sérieuses menaces pour la biodiversité locale, à commencer par la survie de l’orang-outang. S’il est difficile de lui échapper, démasquez-la en scrutant les étiquettes et bannissez les « huile de palme », « huile végétale » ou encore « Palmate » et « Elaeis guineensis »… Autant de dénominations dernières lesquelles se cachent l’huile meurtrière.

8- Je réduis ma consommation de viande

D’immenses surfaces d’Amazonie sont chaque année défrichées pour la culture du soja, le plus souvent transgénique. Il est ensuite importé en Europe pour nourrir le bétail, qui finit en steak dans notre assiette ! Réinventez votre façon de vous nourrir en limitant votre consommation de viande : deux à trois fois par semaine suffit amplement. Préférez les viandes d’origine française et si possible labellisées Agriculture Biologique (AB). Cela vous garantit qu’aucun soja transgénique originaire d’Amazonie n’a été utilisé pour alimenter le bétail. Si vous êtes motivé, prenez le taureau par les cornes et passez au tout végétarien !

9- J’intègre l’arbre dans mon jardin

Il fut un temps où l’arbre n’était pas toujours le bienvenu dans nos espaces de vie car trop grand, trop encombrant, on le considérait comme un danger ou une gêne sur le bord des routes, dans les champs, les jardins, etc. Cette époque est révolue ! Nous savons aujourd’hui que l’arbre peut être utile à son écosystème sous toutes ses formes. D’abord vivant sur pied, bien sûr, mais aussi mort, en souche ou fragmenté. C’est ainsi que de plus en plus de personnes plantent des haies en bordure de leur terrain pour accueillir la faune et la flore, lutter contre l’érosion des sols et rétablir une tradition paysagère. Seule règle à adopter : choisir de préférence des essences locales et adaptées. Quelles que soient les raisons qui vous motivent, ne planter qu’un seul arbre est déjà un pas vers la réconciliation avec le géant vert.

10 – Je compte les coléoptères

Les coléoptères ont tout pour nous fasciner ! Ces stars du microcosme représentent le groupe d’espèces le plus diversifié du règne animal avec plus de 350 000 espèces connues à ce jour dans le monde. Du lucane cerf-volant avec ses énormes pinces au rhinocéros avec sa grande corne, partez à la découverte du monde fascinant des coléoptères en les observant, en les recensant grâce à l’enquête Coléos menée par Noé Conservation, le Muséum national d’Histoire naturelle et le CEM

AGREF (1). Grâce à votre participation, les scientifiques peuvent ainsi mieux comprendre ce qui permet à ces espèces de subsister près de l’homme, en particulier pour celles qui sont dépendantes des vieux arbres et du bois mort, habitats de plus en plus rares aujourd’hui.

(1) Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement.

11 – Je pars la découverte de la biodiversité forestière

Des aulnes ou frênes en bord de rivière, des alisiers sous futaies, des platanes en bord de route, des châtaigniers en limite de parcelle, chaque arbre a une place et une signification particulières qu’elles soient choisies par l’homme ou par Dame Nature. L’histoire des arbres est passionnante et, plus encore, celle de toute la biodiversité que la forêt abrite. Savez-vous que la forêt française accueille 72 % des espèces de la flore française, mais aussi 73 espèces de mammifères et 120 espèces d’oiseaux ? Sans compter les champignons et tous les insectes phytophages et saprophages, voici de quoi s’amuser tout un dimanche en forêt à passer le sol et les troncs d’arbres au peigne fin. Profitez également de l’hiver pour observer les traces de pas dans la neige, elles sont d’autant plus reconnaissables !

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