10 éco-gestes pour célébrer le printemps

On y est enfin, le printemps est là ! Le soleil pointe le bout de ses rayons, les papillons refont surface, les bourgeons apparaissent et le jardin recommence à fleurir. L’occasion de remettre au goût du jour quelques gestes oubliés durant l’hiver. Avec Noé Conservation.


1 Je fais le grand ménage du printemps

Profitez-en pour remettre votre intérieur en ordre. Equipez-vous d’un chiffon en microfibres et de quelques produits nettoyants, écologiques bien-sûr (bicarbonate de soude, vinaigre d’alcool, cendres…), et décrassez toutes les surfaces à portée de main ! Savez-vous, par exemple, qu’une ampoule sans poussière, c’est 40% de flux lumineux supplémentaires* ? Une fois lancé, vous pouvez aussi faire le tri dans vos vêtements et les porter chez Emmaüs par exemple, rapporter vos médicaments périmés à votre pharmacie ou encore classer vos papiers.

Con Vista2 Je fleuris mon balcon et/ou mon jardin

Les colchiques ont leurs prés, pourquoi les tomates n’auraient-elles pas leurs balcons ? Une bonne recette de jardinier responsable mélange des fleurs locales, des aromatiques et éventuellement, selon la place dont vous disposez, des plantes potagères. Voici quelques exemples d’espèces que vous pouvez utiliser afin de réaliser un petit coin de verdure original et biodiv’ : monnaie du pape, capucines, myosotis, giroflées, romarin, menthe, basilic, plant de tomate… De quoi éveiller tous vos sens !

Harmonia axyridis
3 J’accueil les insectes sur mon balcon et/ou mon jardin

Précieux alliers sur nos balcons ou dans nos jardins, ils combattent l’invasion des pucerons et pollinisent les fleurs de nos plantes. N’hésitez par à accueillir les abeilles, les papillons et autres bourdons en leur construisant un gîte. Faites place également aux perce-oreilles, ils font la joie du jardinier en se nourrissant de son ennemi principal : le puceron. Pour attirer  toutes ces joyeuses « bébêtes » pollinisatrices, choisissez des plantes sauvages pollinifères, nectarifères et mellifères telles que l’aubépine, le chèvrefeuille, le sureau, la lavande qui se démarquent en outre par leur esthétisme et l’odeur délicate de leurs fleurs.

4 Je jardine de façon écologique

Pour vous transformer en véritable jardinier eco-responsable, pensez systémique ! En effet, dans votre jardin ou même votre balcon, tout est lié, les êtres vivants associés à la matière minérale constituent une chaîne, dont les maillons sont bien solides. Alors pourquoi ne pas utiliser cette chaîne pour faire fleurir vos plantes et pousser vos fruits et légumes ? La clé d’un « bio » jardin, c’est l’équilibre !  En attirant les insectes prédateurs qui se nourrissent des « nuisibles », en utilisant des décoctions de plantes (purin d’absinthe contre les pucerons, infusion de gousses d’ail contre les maladies cryptogamiques…), en réalisant votre compost, en récupérant l’eau de pluie pour l’arrosage, en laissant un coin de jardin au naturel, etc. Lavoisier nous le confirme : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Retrouvez les 5 conseils de Neoplanète pour jardiner bio.

5 Je découvre la saveur des variétés anciennes

Depuis quelques années, des milliers de variétés anciennes de fruits, de légumes et de céréales, disparaissent, supplantées par les variétés hybrides modernes, à haut rendement, et généralement aux qualités gustatives moindres. Cette érosion de la biodiversité cultivée est inquiétante car une variété qui disparaît, c’est un patrimoine génétique perdu de façon irréversible. Manger et cultiver des variétés anciennes, c’est garantir leur survie, tout en faisant plaisir à vos papilles et à vos yeux ! Un exemple probant est celui de la pomme : troquez votre golden contre une belle de Boskoop rouge ou une Cox orange pipin ou encore une Delbard jubilée, l’originalité de leur nom est à la hauteur de leur valeur patrimoniale et gustative !

6 J’adhère à une AMAP

Le printemps est la saison de la curiosité aiguisée, des sens en éveil et des nouvelles rencontres. Alors pourquoi ne pas aller à la découverte de la ferme la plus proche de chez vous en adhérant à une AMAP, Association Pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Ce réseau propose des partenariats de proximité entre des consommateurs et un/une agriculteur(trice). Vous consommerez ainsi les fruits et légumes en provenance de votre région, au rythme des saisons. Le contenu de votre assiette n’aura plus de secrets pour vous !

Les AMAP de toute la France sur : http://www.reseau-amap.org/

Monarch Butterfly
7 Je compte les papillons dans mon jardin

Aujourd’hui près de 165 000 espèces de papillons sont décrites dans le monde. Cela représente environ 10 % des espèces animales connues ! Non contentes de nous enchanter, ces petites bêtes participent au bon fonctionnement de la nature comme agents pollinisateurs et maillons élémentaires de la chaîne alimentaire : ce sont des proies pour les oiseaux, les batraciens et même les chauves-souris ! Merveilles de la nature, les papillons sont également de précieux indicateurs de la qualité de notre environnement. Malgré leur importance dans les écosystèmes, il existe peu d’informations sur les populations de ces insectes et leur évolution En France. Noé Conservation et le Muséum national d’Histoire Naturelle ont donc lancé en 2006 l’Observatoire des Papillons des Jardins. Le principe est simple : tous les utilisateurs de jardin ou de balcon sont invités à regarder les papillons, à les identifier et à transmettre leurs observations. Il est possible d’y participer une fois ou régulièrement, il n’y a pas d’engagement et il n’est pas nécessaire d’être un expert. Alors ouvrez grand les yeux, les papillons comptent sur vous !

Renseignez-vous sur : http://www.fcpn.org/actualites/CTPapillons/

8 Je visite l’écomusée de ma région

Un écomusée a pour but de mettre en valeur le patrimoine culturel d’un territoire. Il vous fera découvrir l’histoire, les savoir-faire et les traditions de votre région. Ces musées sont nos seulement les garants d’une mémoire commune mais sont aussi engagés dans une dynamique locale, en organisant des débats de société. L’écologie est dans son essence même une science appliquée à un territoire, alors apprenez à connaître, seul ou en famille, celui où vous vivez !

Tous les écomusées sur  http://fems.asso.fr/

9 Je célèbre la fête de la nature

C’est au mois de mai, celui du muguet, que la fête de la nature a lieu, du 18 au 22 mai 2011. L’année dernière, plus de 3000 manifestations ont eu lieu dans toutes les régions de France. Pendant ces 5 jours, vous aurez l’occasion de découvrir les mystères de la nature en présence de professionnels de l’environnement. Vous partirez à la reconnaissance des traces d’animaux, vous plongerez au cœur d’un safari photo de la biodiversité, ou encore vous vous promènerez dans des territoires dont vous ne soupçonniez pas l’existence. Renseignez-vous, il se prépare sûrement quelque chose près de chez vous !

www.fetedelanature.com

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10 Je participe à un chantier nature

En montagne, au bord de la mer, en pleine campagne… Partout la nature a besoin de vous. Un chantier nature peut consister à nettoyer les berges d’une rivière ou encore sauver une espèce d’amphibien. Organisé par les maisons de l’environnement et autres associations locales, souvent durant le week-end ou les vacances scolaires, ce type d’activité est l’occasion de rencontrer du monde, de découvrir un milieu, sa faune et sa flore, et de préserver à son échelle une petite partie de notre belle planète !

* source : Le petit livre vert pour la Terre, FNH, p.47

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